Let me take you down cause I’m going to strawberry fields, nothing is real and nothing to get hung about 

– The Beatles

Curieuse entrée en matière ! Pourquoi un refrain des Beatles, pourquoi celui-ci ? Ce que je vais te révéler ici, n’est pas la partie de ma personnalité la plus glorieuse, la plus lisse ou encore certainement pas celle qui ferait de moi le gendre idéal… et pourtant, cette facette je l’ai cachée à beaucoup de mes proches, surtout à ma famille – à mes parents – ce qui en soi est ridicule car de l’autre côté je ne me cachais absolument pas et grand nombre de personnes la connaissaient ou la voyaient.

M’ont-ils jugé ? Probablement oui, dans mon dos ! Ils n’osaient pas le faire face à moi, me donner leur opinion – dont je me moque royalement – par peur très certainement de la rhétorique que j’allais leur servir ou plus simplement de mon courroux. En fait je ne sais pas , peut-être est ce encore plus trivial que çà, la méchanceté ou encore la lâcheté !

Maman si tu lis ce texte, ne m’en veut pas… je te supplie de pardonner ma faiblesse – alors même que je sais que toi qui m’aime tant tu ne m’en tiendras pas rigueur, toi qui m’as vu si proche de la mort, toi qui m’as vu si triste, toi qui as bien cru que je franchirais le pas vers l’au-delà, et pourtant, toi qui ne m’as jamais jugé, juste aidé du mieux que tu pouvais alors même que je refusais toute aide, trop fier, trop d’ego… toi qui m’a apporté tout l’amour d’une maman voyant son enfant en train de s’éteindre petit à petit, impuissante.

Et cette chanson alors, me demanderas-tu ? Ah, cette chanson elle a marqué ma jeunesse… cette chanson je l’ai apprise au collège pendant mes cours d’anglais, la symbolique a tout de suite fait écho en moi, intensément  ! Pas pour les mêmes raisons que les Beatles à l’époque, ou peut-être si, le mal être dans cette société. Aussi loin que je puisse me souvenir je me suis toujours senti différent, percevant de l’émotion, là ou l’autre n’en voyait pas, et un je ne sais quoi un peu plus profond dans les êtres humains et leurs actions que le quidam… mais je m’égare c’est un autre sujet !

A cette époque je n’avais pas besoin de drogue comme les Beatles, il me suffisait d’entonner ce refrain pour m’élancer moi aussi dans ces champs de fraises imaginaires et y batifoler pendant des heures…

Oui, je partais rêver, dans mes songes ! Je me revois , allongé sur mon lit d’adolescent, regardant par la fenêtre de ma chambre, ce tout petit velux juste au dessus de mon lit.

Pour les Beatles, il y a avait la drogue, le LSD, et des témoignages  tels que Straweberry Fields ou Lucy in the Sky with Diamonds…

Je vais te faire une confidence, si dans ma jeunesse je ne comprenais pas que l’on puisse « se défoncer » autant, se faire du mal, juste pour un échappatoire, aussi bref fut-il, et aussi intense fut-il, aujourd’hui je sais.  Je sais, et je connais ce vertige qui te prend, qui t’emporte, vers cet au-delà où tout devient du coton, doux, soyeux, et dans lequel ce putain de lâcher prise arrive enfin !

Je peux te l’avouer, j’ai eu moi aussi une addiction, une addiction forte à la drogue. Pas le LSD, pas la cocaïne… non, l’herbe, la ganja, la weed, la beuh, la majijuana… appelle la comme tu veux,  pour moi c’était mon apéro ! Tu vas me dire, tout ça pour ça, pour un pétard de temps en temps ! Non, pas un pétard de temps en temps. Un pétard dés le réveil, jusqu’au coucher. Tel un alcoolique, mon apéro se répétait frénétiquement toute la journée, tous les jours, pendant des années !  Trop d’années d’ailleurs lorsque j’y songe… depuis mes 18 ans, et pendant 20 ans… tous les jours inlassablement, oui…

D’abord une période où ce n’était que de temps en temps – certes plusieurs fois par semaine – les 10 dernières années, tous les jours… puis toute la journée sur les 5 années avant que je n’arrête définitivement.

Oui, je te le dis, sans honte, sans peur, je suis un « drogué », accroc à la weed à ne pas arriver à en sortir. Accroc à rythmer mes journées sur mon pétard à venir, accroc à me dire que sans çà je ne pourrai y arriver… y arriver a quoi ? Tu t’en doutes le stress et l’angoisse s’étaient déjà installés petit à petit, subrepticement. D’abord le stress de la vie, « mais que fais je faire de ma vie ? », « comment vais je rentrer dans ce moule qui ne me sied pas ? »… et puis ensuite, le stress de réussir la vie professionnelle que je me construisais… et enfin cacher ma souffrance, mon mal être de cette vie « fausse »….

La drogue a toujours été ma « meilleure amie », celle qui me permettait de ne pas tomber le masque… en tout cas c’est ce que j’en ai déduis après… parce que, je peux te l’avouer maintenant, pendant cette période je n’imaginais même pas être faible ou malade un jour, ni même faire un burn out…la drogue me permettait simplement de baisser mon niveau de stress.

Tu vas me dire que j’en fais certainement trop, toute une histoire pour peu de choses en somme. Non, cette addiction elle était bien réelle, quand tu fumes entre 10 et 12 pétards par jour, tu peux te dire que tu as un vrai problème.

Si elle me permettait de lâcher prise m’emportant dans ces volutes, elle me rassurait aussi… cette course effrénée pour la trouver la chercher puis l’obtenir… ces rendez-vous manqués à l’espérer… et puis ce moment si intense – le shoot – celui que tu vis seul, prostré… ou que tu ne ne partages que très peu, uniquement les initiés, ceux qui comme toi, ont besoin de ce moment, de ce rituel.

Tu cherches ton paquet de feuilles, « m’en reste-t-il ? »… le premier frisson, l’électrisation arrive enfin.  Ce moment où tu commences à trembler tant tu as besoin de ton shoot, là, ici et maintenant… Alors tu commences à faire ton mix, l’odeur du tabac d’abord puis très vite celle de la weed, cette odeur que tu connais, que tu chéris, que tu désires même, qui dés le moment où tu commences à écraser les têtes dans un mouvement maitrisé te procure déjà ce lâcher prise… ce rituel tel l’artisan qui répète et répète, encore et encore, frénétiquement, son art, pour obtenir enfin l’objet de sa passion. Tu commences à rouler ton pétard, plus ou moins réussi en fonction de ton état d’énervement du moment, jusqu’a arriver à l’instant suprême, celui où la magie va te prendre et t’emporter vers les cieux… cette flamme qui vient griller l’entame, cette première taffe, cette fumée… et très vite ton esprit vacille… ton bonheur futile et éphémère est atteint !

Ce qui est étrange c’est que le temps passant j’ai réalisé cette addiction, mais je n’arrivais pas en sortir, j’en avais besoin, mon cerveau était incapable de « couper » sans çà. Car oui, quand je te dis que la drogue abaissait mon niveau de stress, c’est une certitude, mais au fond ce que ça me procurait était bien plus profond, ce « médicament » était le seul à pouvoir arrêter mes pensées compulsives.

Peut-être ne te l’ai-je pas dit clairement depuis les mois que nous échangeons, mais cette différence dont je te parle souvent, cette perception différente du monde, elle à un nom, la douance, oui, je suis un zèbre, un surdoué, un haut potentiel intellectuel… pas de prétention dans cette affirmation, c’est un fait, c’est comme çà ! Et tu vois si pour beaucoup, cette douane s’apparente – faussement d’ailleurs – à l’intelligence, le sens est beaucoup plus nuancé en fait, une hypersensibilité au monde, des émotions décuplées et un cerveau en effervescence permanente. Et c’est bien là que le bas blesse ! Là où toi tu arrives à ne pas analyser, à une pas te projeter dans des schémas aussi complexes que farfelus, moi, ou plutôt, nous les « zèbres », nous voyons le monde à travers une 3éme dimension, nous sommes en perpétuel analyse de tout, tout le temps, comme si nous pouvions à la fois être observateur et partie prenante d’une situation ou d’une discussion. Alors je peux te confier que ce n’est pas de tout repos, si cette faculté d’analyse nous permet de réaliser de grandes choses, si elle est notre force, elle est aussi notre talon d’Achille…. Car tu peux comprendre que par moment ton cerveau « chauffe », tu as du mal à le canaliser, à l’arrêter … et c’est la que la drogue ou tout autre addiction entre en jeu.

Je n’ai trouvé pendant des années d’autre thérapie que la drogue pour arrêter mes pensées, l’espace de quelques heures. Cela ne faisait pas de moi un marginal, car comme je te l’ai déjà raconté, curieusement, pendant toute cette période je « réussissais » ma vie, des entreprises florissantes, de nombreux collaborateurs, beaucoup d’argent – trop d’argent – une jolie famille… bref je ne vais pas te refaire l’éloge de ma réussite ! Parfois je me demande comment je pouvais faire pour m’en coller autant et être aussi efficace !

Jamais au grand jamais je n’ai fléchi pendant cette période, plus j’en prenais et plus je réalisais de grandes choses… aurais-je pu le faire sans ? Je ne le saurais jamais !

Pour être totalement honnête avec toi, il faut aussi que je t’avoue que certains de mon entourage qui connaissaient mon addiction, n’ont rien fait pour me protéger, bien au contraire ils m’encourageaient dans cette addiction car ils en tiraient tous les bénéfices ! Et oui, car si j’ai été faible, si je n’ai jamais réussi à en sortir, c’est aussi parce que ceux-là ne m’aidaient pas. Je ne leur rejette pas la faute, c’est moi le consommateur, c’est moi le fautif, et moi seul ! Cependant imagine l’espace d’un instant, si on te met l’objet de ton addiction à portée de main constante, n’est-on pas aussi coupable ?

Alors il faut que tu saches que pendant des années comme je te le disais je fumais tous les jours. A la maison d’abord, une fois les enfants à l’école, café-pétard. Puis au bureau. Tous mes collaborateurs ont toujours connu mon addiction… car oui je fumais au bureau… et sais-tu pourquoi je fumais au bureau ? Mon associé minoritaire que j’ai toujours gardé auprès de moi, croyant qu’il était un soutien pour moi – celui avec qui je prenais l’apéro tous les soirs en refaisant le monde –  alors même que maintenant je peux me l’avouer il n’apportait rien à la société, lui qui avait des avis sur tout mais qui ne s’occupait de rien, mis à part sa petite production de ganja ! Lui qui m’approvisionnait, qui me roulait un petit pétard quand il voyait que je déraillais… lui qui aurais du voir que justement si je déraillais c’est bel et bien que j’avais besoin d’aide… d’une aide de tous les jours dans le stress de l’entrepreunariat, de l’aide dans la gestion des clients, de l’activité commerciale, des collaborateurs… bref je ne fais pas ici son procès, je t’explique simplement que finalement, mon dealer avait besoin de moi pour assurer sa petite vie confortable, son salaire, pour payer ses crédits, sa maison. C’est ce qu’il m’a confié d’ailleurs quand les problèmes sont arrivés, à plusieurs reprises j’ai annoncé que j’allais jeter l’éponge, tout arrêter, prendre du recul. « Mais Sam, tu ne peux pas me laisser comme çà, il faut tenir encore 12 ans, après ma maison sera payée ! »

Putain je peux te dire qu’avec le recul j’ai été le plus con de la terre, je m’enfonçais dans mon addiction, à en perdre la raison, et j’écoutais les pleurs d’un type qui en avait que faire de ma santé physique ou psychique ! L’histoire me l’a prouvé d’ailleurs, celui la même qui en temps de crise à retourner sa veste contre moi… à tout perdu … mauvais calcul !

Et ma femme, elle qui vivait à mes côtés, qui me voyais dans ma dépendance, accroc complètement, j’entends encore sa phrase résonner « Roule toi un petit petard ça te fera du bien ! »… oui, elle aussi, elle n’avait aucune raison à ce que j’arrête, la planche à billets était la, en action permanente.. ma santé me demanderas-tu ? Elle aussi, elle s’en contrefoutait… c’est une vérité. Marche ou crève… le niveau de vie, les dépenses, les achats, l’apparence, tout çà avait plus d’importance que ce que je pouvais ressentir ! Tu vois la aussi, avec le recul c’était un mauvais calcul !

Je ne veux pas ici leur jeter la pierre, car je suis le seul responsable de ma dépendance, et ce serait ne pas avoir compris que de dire que c’est la faute des autres ! Il faut se remettre en question, se regarder dans le miroir, toi et toi seul… tu es le seul responsable de ta maladie, de ton addiction, et finalement tu ne peux compter que sur toi même pour t’en sortir !

Je te parle de mon addiction, je te parle du passé, mais au fond j’essaie de trouver des raisons à mon addiction… comme tous les drogués, les alcooliques, tous ceux qui souffrent d’une dépendance j’essais de me trouver des excuses.

Je n’en ai aucune ! Et tant que tu essaies de t’en trouver c’est bel et bien que tu es malade.

Preuve en est, lorsque j’ai tout quitté, quitté ma vie d’avant pour tomber bas, très bas comme tu as pu le lire dans mes textes précédents, mon addiction a continué… et pourtant tu vois, personne n’était plus là pour me mettre de pétards entre les mains.

Il faut là encore que je te fasse une confidence, je comprends toutes ces personnes, dans la souffrance qui ont besoin de leur béquille, leur addiction, pour arriver à survivre. A survivre ! Oui ce qui est complètement dingue c’est que lorsque tu es au plus mal, au fond du trou, tu imagines que cette béquille est ton remède pour te sentir mieux… le monde à l’envers… plus tu plonges, plus tu t’assommes avec cette merde. Comment t ‘expliquer ? Ce petit « shoot », ce petit moment de plaisir intense qui te permet de t’évader de ta vie miséreuse… ce petit « shoot » qui devient indispensable… tu te rends bien compte que tu ne plus vivres sans. Ton esprit est rivé la dessus, à quand le prochain ? Plus tu en prends et plus tu es en manque, tu trembles, tu cherches par tout moyen à t’en procurer.

Lorsque je vivais dans mon hangar sans eau ni électricité, c’est peut être là que j’ai le plus plongé… car si avant j’avais une activité cérébrale intense, une activité professionnelle – elle aussi intense – une vie de famille prenante, là, je n’avais plus rien, juste ma tristesse, mon manque de confiance en moi, mon échec retentissant dans cette vie pour simple compagnie. Alors oui, je suis allé côtoyer le fond de la piscine, allant jusqu’à dealer pour me procurer ma dose… et oui car tu te doutes bien que sans argent il faut être imaginatif pour te payer ta weed.

Je sens que, à ce moment précis, tu en prends un coup… oui, j’ai « dealé » et alors tu vas me juger ? Il faut manger, fumer, vivre en somme… quand tu n’as plus rien, même plus d’amour propre…

Et bien, crois le si tu veux, tu te retrouves dans ton hangar à faire des pochons de 10g sur la balance de peinture du carrossier voisin – pratique c’est sensible au gramme prés ! Mais attention, je suis père de famille, çà tu le sais aussi, alors je peux te garantir que jamais au grand jamais je n’ai vendu 1g de weed à un enfant ou à un adolescent. Non, mes « clients », ceux pour qui j’étais devenu quelqu’un de bien, leur meilleur ami, celui avec qui on ne peut pas se brouiller, c’étaient des gens comme toi ou moi, des adultes responsables, pris dans une vie qu’ils ne maitrisaient plus trop… des chefs d’entreprise, des cadres dirigeants… ces gens biens sous tous rapports… et qui pourtant comme le coursier « titi parisien », rongés par le stress de la vie fument leurs pétards sur le perif’.

Avec le recul je me rends compte de l’engrenage dans lequel j’étais pris… d’une part cette addiction dont je ne pouvais me défaire et d’autre part ce sentiment grisant de dépasser encore une fois la ligne… cette ligne de bienséance que t’impose la société moderne. Alors oui, je suis un vrai rebelle, un vrai bad boy en somme, mais pas celui dont tu as le cliché en tête, pas celui que tu vois dans les séries Z à la télé. Non, je suis plutôt ce « bandit » en col blanc, celui qui a la tête d’ange et des pratiques border line !  Et tu vois, je dois bien te l’avouer ce trait de ma personnalité est très ancré, je peux être capable du meilleur comme du pire… un genre de Dr Jekyll et Mr Hide ! Pas de fatalisme, si ce trait est bel et bien symptomatique du zèbre, il n’en demeure pas moins un choix… « biting through », dépasser la limite, aller au-delà des obstructions … et tu sais quoi, si cette symbolique est bien inscrite en moi, elle l’est aussi sur moi… mon 1er tatouage… déjà plus de 20 ans en arrière !

La morale de l’histoire en somme, c’est bien d’avoir réussi à me libérer de cette addiction, à revenir dans le monde des vivants, non sans beaucoup de persévérance !  Tu vois, petit à petit j’ai pris conscience du mal que je me faisais depuis des décennies, j’ai pris conscience que mon malheur du quotidien, ma peur de ne pas être ou faire comme tout le monde devenait ma pire ennemie… tu prends conscience qu’un jour le drame va arriver, là, subitement sans crier garde… l’accident de la vie ou peut-être le moment où tu seras tellement triste, tellement noir, qu’il n’y aura plus jamais de chemin retour.

Il m’a fallu du temps pour comprendre que la vie que je croyais être la mienne n’était qu’en fait une supercherie, plutôt que de réellement choisir ce qui était bon pour moi. Quitte à être en décalage avec la norme j’ai préféré faire ou être, ou plutôt paraitre comme tout le monde ! A force de douleur, à force de souffrance, j’ai fini par comprendre et réaliser que la vie ne peut pas être vécue par procuration… tu dois TE construire TON rêve, vivre pour lui et tout mettre en oeuvre pour y arriver. Jusqu’à ce jour souviens toi ou j’ai voulu me donner la mort…

Oui j’ai été addict, oui j’ai fait ou dit des choses qu’aujourd’hui je regrette, oui j’ai fait du mal aux personnes de mon entourage proche, oui je n’ ai peut être – certainement – pas été le meilleur des maris, le meilleur des papas, le meilleur des enfants, le meilleur des amis, mais tu sais, tout ça c’est le passé et tu ne pourras jamais le changer, il faut juste l’accepter, vivre avec sans qu’il ne soit un fardeau, il est l’essence de ce que tu es… il faut je crois même en être fier… fier des ses succès comme de ses erreurs ! Oui les erreurs… tu dois t’avouer que tu en as commis, tu dois te pardonner de les avoir faites, mais ce qui reste l’essentiel, le fondement de qui tu es, de ce vers quoi tu dois tendre, c’est de t’améliorer, sans cesse, chaque jour…. « le pardon c’est la vie »… médite la réciproque !

Alors tout comme l’alcool il y a presque 10 ans, j’ai arrêté de me droguer du jour au lendemain, sur un coup de tête, net, de manière abrupte, sans préavis… avec juste l’envie de guérir, de devenir ou plutôt redevenir celui que je suis, renouer avec cette part de moi-même qui m’a quitté il y a si longtemps ! Ce gentil garçon, certes un peu rude parfois, rieur, blagueur, altruiste… un peu artiste, qui se moque totalement du regard des autres… mais qui avant tout est quelqu’un de bienveillant ! Je ne te dis pas que je suis parfait bien sur, bien loin de moi cette idée, je veux juste te dire que si tu aspires à quelquechose, alors tu dois tout mettre en oeuvre pour y arriver et ne pas seulement te plaindre ou rejeter la faute sur l’autre.

On peut tous commettre des erreurs, mais au fond, la plus grosse des erreurs serait-elle pas de ne pas s’en apercevoir ? de rester sans changer d’un iota, droit dans ses bottes, rongé par le remord !

Tu as le droit de te détester, tu as le droit de poser un genou à terre, tu as le droit de faire « des bêtises », mais tu sais, personne n’a le droit de te juger, personne ne détient la morale absolue. Alors plutôt que de regarder les censeurs – ceux qui eux même devraient se regarder dans le miroir chaque matin et se demander s’ils sont aussi parfaits que l’image qu’ils renvoient – regarde les autres, ceux qui ont trouvé le chemin de la paix intérieure, ceux qui t’aiment pour ce que tu es … cours vers tes rêves sans jamais te retourner…

Si je n’avais qu’un seul conseil à te donner ce serait celui-ci ! Mais au fond tu n’as pas besoin de  conseil, car tout ça tu le sais, la construction d’une vie n’est pas chose aisée !

Depuis 10 ans je ne bois plus une goutte d’alcool, depuis 2 ans je ne me drogue plus… depuis quelques mois j’ai le sentiment d’être guéri de mes maux… si je l’ai fait alors toi aussi tu peux le faire, car je suis loin d’être un super héros,  juste un papa, un enfant, dans une vie ordinaire, où chaque jour j’essaie de capter la magie, ce petit instant hors du temps qui me donnera la sensation de vivre une vie extraordinaire !