Demande toi si ce que tu fais aujourd’hui te rapproche de la où tu veux être demain.

Avoir des rêves, c’est bien… les vivre c’est encore mieux ! Tu me diras à juste titre que beaucoup de nos rêves ne sont peut-être pas atteignables voire réalisables.

Je n’en suis pas si sûr, mis à part si tes seuls rêves sont encore ancrés dans la matérialité… la possession, le pouvoir ou l’ego. Je suis de ceux qui pensent que pour espérer atteindre ses rêves il faut avant tout s’en donner les moyens et tout mettre en oeuvre pour aller dans cette direction. La simple pensée que nous aimerions, que nous souhaiterions vivre telle ou telle expérience ne suffit pas à la matérialiser.

T’es-tu demandé une seule fois ce que tu avais fait, ce que tu avais changé dans ta vie de tous les jours pour accéder à ce saint graal ?

Je ne te juge pas, bien au contraire, car j’ai oublié mes rêves pendant plus de 15 ans pour ne me concentrer que sur la seule chimère que la société bien pensante nous propose. Il m’aura fallu 15 longues années pour revenir petit à petit à penser que moi aussi je pouvais aspirer à vivre mes rêves, que je pouvais aspirer à vivre un bonheur non « commandé » par quelconque dictat. Bien plus encore, vivre « mon bonheur » faisant fis des jugements ou des regards de l’autre.

A l’heure ou beaucoup d’entre nous  tirent des bilans de leur année, je me replonge sans nostalgie sur ces quelques mois passés. Pour être plus précis, sur les 6 derniers mois qui ont été un changement radical dans la quête vers l’accomplissement de mes rêves, la vie en van.

Si tu me lis régulièrement tu constateras que cette aventure à commencer il y a 6 mois, d’abord sur un coup de tête, faire vivre à mes enfants des vacances d’été inoubliables… même avec des moyens plus que modestes, leur permettre de vivre une aventure extraordinaire !

Chemin faisant, cette vie « à la Robinson » m’a permis de renouer avec mes rêves de gosse, enfouis au plus profond de mon inconscient mais pourtant toujours là ! L’aventure, le voyage, la découverte, la connaissance… ce chemin à double tranchant, vers l’autre et surtout vers toi-même.

Bousculer tes habitudes, faire ce que tu n’aurais jamais fait en temps « normal », bousculer ta propre conscience puis celle de ton entourage, quand celle-ci – toujours bien pensante – et avec un avis sur tout, tout le temps – te prend pour un irresponsable, un fou, un marginal !

Cette vie nomade me conforte jour après jour dans mon choix. Il n’est jamais trop tard pour changer, pour oser vivre ses rêves. Il faut juste se lancer, commencer, dépasser cette peur qui te fige et t’empêche d’avancer.

Toi aussi tu peux commencer le chemin vers tes rêves les plus fous. L’envie d’avoir envie, de réaliser ce premier pas qui organisera toute ta vie future. Je t’entends me dire que ce n’est pas si simple, que tu ne peux pas tout envoyer balader comme çà, sur un coup de tête… c’est ton choix !

Si tu ne changes pas tout alors tu ne changes rien, autrement dit, si tu n’es pas totalement heureux dans ta vie du moment pourquoi ne pas tout renverser, pour vivre autre chose ?

La révolution ne se fait pas un jour, mais petits pas par petits pas…et tu vois, 6 mois après, j’ai construit mon camion, cédé mes dernières possessions matérielles – qui me retenaient dans mon ancienne vie -, remis en question ma vie et ma carrière professionnelle, remis en question ma place de papa et le mode d’éducation de mes enfants, épousé une vie nomade – qui me rend encore plus heureux chaque jour ! – pour arriver enfin à n’être plus qu’à quelques semaines du grand départ !

Ce grand départ, ce grand changement à 41 ans avec 3 enfants, sans argent, et autant de devoirs que la société t’impose, je peux te l’assurer il n’est pas si simple que çà ! Mais tu vois, aujourd’hui rien ni personne ne me fera y renoncer, absolument RIEN !

Je sais quand je pars, je n’ai pas de plan sur l’avenir, où je serai, avec qui, combien de temps, si je reviendrai un jour…

Les plus septiques ont eux aussi changer leurs regards sur ma vie (même si je me contrefous de leurs avals) m’encourageant maintenant à y aller, à vivre mon rêve… comme si tout cela était une évidence, dans une facilité déconcertante. A ceux la, je ne suis pas dupe, tu n’étais pas la dans les galères, ne viens pas célébrer la victoire !

Si certains se posent la question, j’ai ma réponse, il y a bien une vie après la mort !